Il est courant en Afrique que les abonnés des réseaux de télécommunications se plaignent de leurs opérateurs. Malgré son statut sur le continent, MTN ne fait pas exception. Au Cameroun, l’entreprise sud-africaine et ses concurrents sont critiqués pour la mauvaise qualité de leur service. Une situation qu’elle dit être due, en partie, à l’électricité fournie dans le pays.
« La qualité optimale de notre réseau reste dépendante de facteurs importants qui échappent au contrôle de notre entreprise. C’est le cas notamment des nombreuses coupures de fibre optique qui dégradent considérablement et régulièrement la qualité du service rendu aux usagers. L’instabilité et l’absence d’énergie électrique dans certaines zones, la situation sécuritaire dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest déclarées économiquement sinistrées, contribuent davantage à cette dégradation », a justifié l’entreprise dans un communiqué.
Eneo, la filiale du groupe britannique Actis, a ainsi été directement mis en cause. C’est elle qui fournit l’électricité nécessaire pour alimenter les antennes-relais en permanence. Les coupures de courant entravent donc l’acheminement et le traitement du trafic. Quand elles sont trop fréquentes, la qualité est significativement affectée.














