Le pionnier du e-commerce africain, Jumia, a vu le cours de ses actions grimper de près de 16 % au mois d’août. Cette embellie boursière s’appuie sur des résultats trimestriels solides et une injection de capitaux frais de 50 millions de dollars.
Au deuxième trimestre, les revenus de l’entreprise ont progressé de 14 % pour atteindre 52 millions de dollars, propulsés par une croissance de 20 % du volume brut de marchandises (GMV) qui dépasse désormais les 207 millions de dollars. Cette vélocité commerciale valide le pivot radical de l’entreprise, qui a délaissé les ventes directes au profit d’un modèle de pure intermédiation (third-party). La base de clients actifs a bondi de 21 % (2,6 millions d’utilisateurs), portée notamment par le Nigeria, berceau de la plateforme, qui a enregistré une hausse spectaculaire de 34 % de ses commandes.
Pour financer cette dynamique, Jumia a sécurisé un financement dominé par la Société financière internationale (SFI/IFC), le bras armé de la Banque mondiale, qui a injecté environ 25 millions de dollars en imposant le respect de ses normes environnementales et sociales. Des investisseurs historiques, dont le groupe Axian, ont complété ce tour de table de 50 millions de dollars en acquérant de nouvelles actions. Bien que les pertes nettes se soient creusées à 16,6 millions de dollars (contre 11,7 millions l’an dernier) sous le poids des coûts publicitaires et logistiques, la direction maintient un cap ambitieux : atteindre enfin le seuil de rentabilité (EBITDA ajusté) dès le quatrième trimestre.














