Le Kenya s’impose désormais comme le pays numéro un mondial pour l’utilisation de ChatGPT, selon le Global Digital Report de juillet 2025 publié par DataReportal et Meltwater. Cette performance illustre l’adoption rapide de l’intelligence artificielle générative dans le pays, portée par une jeunesse technophile et un écosystème numérique en plein essor.
Le rapport indique que 42,1 % des internautes kenyans âgés de 16 ans et plus ont utilisé ChatGPT au cours du dernier mois. Ce taux dépasse celui d’États réputés très avancés technologiquement comme les Émirats arabes unis, Israël, la Malaisie et le Brésil. À l’inverse, des pays comme la Russie, la Chine ou le Japon restent loin derrière, avec moins de 11 % d’utilisateurs. Par ailleurs, le Kenya occupe également la troisième place mondiale en trafic vers le site web de ChatGPT, représentant près de 4,81 % des visites globales, derrière les États-Unis et l’Inde.
Cette adoption massive s’explique par plusieurs facteurs. Le pays possède l’une des populations les plus jeunes au monde, avec un âge médian de seulement 20 ans. Les étudiants, entrepreneurs et créateurs de contenu s’emparent de plus en plus de l’IA pour leurs activités éducatives, professionnelles et créatives. De plus, plus de 48 % de la population utilise régulièrement l’internet mobile, ce qui rend l’accès à ChatGPT facile, même dans les régions rurales.
Ce rapport arrive quelques jours après qu’OpenAI a révélé que ChatGPT traite plus de 2,5 milliards de requêtes quotidiennes à l’échelle mondiale. Bien que la répartition par usage ne soit pas détaillée, l’outil est largement utilisé pour la rédaction, la programmation, le tutorat et la recherche d’informations.
L’essor de l’IA au Kenya montre que l’Afrique n’est plus simple consommatrice de technologie, mais un acteur moteur dans l’adoption de solutions numériques avancées, capable de rivaliser avec les grandes puissances technologiques.














